Aperçu sur l'occupation du sol et la répartition de la propriété foncière à Captieux en 1838.
Lire dans le n° 166 de septembre 2009 des "Cahiers du Bazadais" l'excellent article de Christian Tauziède intitulé : Aperçu
sur l'occupation du sol et la répartition de la propriété foncière en 1838
dont on peut retenir les informations suivantes : Christian Tauziède
- Bien qu'appartenant au Bazadais historique, Captieux possède, à tous points de vue, vers 1838, s'il était besoin de le démontrer,
les caractéristiques d'une commune landaise, grand landaise pourrait-on même dire : les quatre cinquièmes du territoire y sont
en effet, occupés par des landes et les pins occupent encore peu d'espace, ce qui fait aisément qualifier le secteur de désert par
les voyageurs qui le traversent. Le régime agro-pastoral y est fortement développé, avec près de 120 exploitations agricoles et plus
de 300 parcs à moutons. Même si les terres cultivées sont probablement un peu plus étendues en moyenne par exploitation que dans la
Grande Lande, elles n'occupent en tout qu'une faible part du territoire communal. Ces exploitations sont tenues, dans moins d'un cas
sur dix, par leurs propriétaires-occupants. Dans la grande majorité des cas, elles sont confiées par leur propriétaire à des métayers.
-La commune de Captieux possède elle-même près de la moitié du territoire communal. Il s'agit exclusivement de landes situées en
partie méridionale de la commune. Même si le nombre total de propriétaires privés est relativement élevé, une grande part du
territoire est détenue par quelques uns d'entre eux seulement. Il s'agit majoritairement de notables, pour beaucoup domiciliés hors
de Captieux, principalement dans le Bazadais et à Bordeaux.
Une analyse similaire de la situation actuelle, soit plus de 150 ans plus tard, serait sans doute intéressante, alors que plusieurs
changements, voire bouleversements, se sont produits entre temps, d'une part par le boisement intensif, d'autre part la quasi
disparition de l'agriculture, associés au dépeuplement des zones éloignées du bourg et à l'extension de ce dernier, ainsi qu'au
développement de la propriété foncière individuelle.